À quelques semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, un contretemps majeur secoue le football sénégalais. Plusieurs membres influents de la Fédération sénégalaise de football (Fsf) se sont vu refuser leur visa par les autorités américaines, selon des révélations de la presse locale.
Dans le cadre de la Coupe du monde 2026, les Etats-Unis a pris des mesures radicales contres certains dirigeants de fédérations de football qui sont interdits de visa. Dans la foulée, six dossiers ont été rejetés par l’ambassade des États-Unis à Dakar. Parmi les personnalités concernées figurent : Amadou Kane, quatrième vice-président de la Fsf, Moussa Mbaye, président du Stade de Mbour et membre de la commission des finances, Modou Fall, président de l’AS Pikine. Ces responsables ont été jugés « inéligibles » pour des raisons administratives, sans explications détaillées à ce stade. Alors que les Lions de la Teranga peaufinent leur préparation pour le Mondial, ce refus de visas met en lumière une problématique souvent sous-estimée : la mobilité des acteurs du football. Au-delà des joueurs, ce sont les dirigeants et organisateurs qui assurent la logistique et la représentation nationale. Leur absence pourrait fragiliser la coordination de la délégation sénégalaise. Ce revers administratif rappelle que les défis du Mondial ne se jouent pas uniquement sur la pelouse. Pour les fédérations africaines, l’accès aux pays hôtes reste un enjeu crucial, susceptible d’influencer la préparation et l’efficacité des équipes. Le Sénégal, habitué aux obstacles sportifs, devra désormais composer avec un défi diplomatique et organisationnel à un mois de la plus grande compétition mondiale.
Pascal Toffodji











