Les épreuves sont terminées, mais l’angoisse demeure. Entre candidats qui redoutent les résultats et parents partagés entre espoir et pression, la période post-examen est souvent une épreuve en soi. Félix Kponon, enseignant à la retraite et président de la coordination des Associations de parents d’élèves de Bohicon, livre des conseils pour transformer le stress en énergie positive et faire de l’échec, s’il survient, un tremplin vers la réussite.
L’échec n’est qu’un report de réussite et non une fin en soi. Pour Félix Kponon, il faut dédramatiser l’échec d’un enfant. « L’échec, ce n’est pas la fin du monde. C’est une réussite reportée. On tombe, on se relève, et on réussit brillamment l’année suivante.», fait-il remarquer. Il invite alors les candidats à considérer l’échec comme une étape formatrice, une occasion de se relancer avec plus de détermination. Les enfants, fragiles face à la pression, ont besoin d’encouragement et non de rejet. Le président des Associations des parents d’élèves met en garde. « Il ne faut jamais dire à un enfant : si tu échoues, ne reviens plus à la maison. Ces propos détruisent.», avertit Félix Kponon. Au contraire, les parents doivent soutenir, rassurer et investir dans l’accompagnement scolaire à travers les répétiteurs, le suivi personnalisé et le dialogue avec les enseignants. La clé, selon Félix Kponon, est de maintenir la confiance et de rappeler aux enfants que chaque échec est une étape vers la réussite. Les vacances qui suivent doivent être mises à profit pour se reposer, mais aussi pour préparer sereinement l’avenir. La réussite scolaire ne se mesure pas seulement aux résultats d’un examen, mais aussi à la capacité de rebondir, de persévérer et de trouver du soutien dans sa famille et sa communauté.
Zéphirin Toasségnitché











